Partie 1 de 4 : La reconnaissance des terroirs café et de la rencontre avec les gens du El Salvador

Partie 1 de 4 : La reconnaissance des terroirs café et de la rencontre avec les gens du El Salvador

Premier article de quatre, sur la reconnaissance des terroirs café et de la rencontre avec les gens du El Salvador.

Vécut et écrit par Christian Lacroix, durant la première année de découverte sur la route du café.

 

Au El Salvador, l’exil pour survivre; une coutume.

    

Après avoir atteint le Panama, en parcourant les routes et villages par le rivage atlantique de chacun des pays, le plan projeté pour le retour était l’exploration de la côte de l’océan pacifique des pays déjà visités. La démarche, constater de visu comment l’environnement et la géographie peuvent influencer la culture du café, ainsi que le mode de vie des gens qui y vivent. Après un passage obligatoire par le Honduras nous allions « affronter » les douanes d’une nouvelle nation, pour nous, l’El Salvador. (L’El Salvador est le seul pays ne bordant pas l’océan Atlantique). Avec une ambiance « où tout est pensable » : les « tramites » (tramite est le titre d’une personne officiellement reconnut par le service frontalier, qui offre son aide, dans l’objectif de vous guider dans les exigences douanières) « personnage » que l’on essaie dans la majorité des cas d’éviter, nous interpellent, deux kilomètres avant la zone limitrophe, malgré notre expérience — nous avons tout de même accepté de leurs faire confiance. Un jeune garçon qui s’occupe des formalités pour sortir du Honduras et ensuite un plus âgé qui se chargera de l’entrée au El Salvador. Tout se régla rapidement pour quitter le Honduras, de façon constructive aussi. – La seule autre occasion que nous ayons retenu les services de « tramites » se déroula pour notre accès au Nicaragua sur le chemin du retour. Nous avions fait ce choix deux minutes après notre arrivée à la frontière, après avoir remarqué d’autres touristes perdus et désespérer par l’attente de règlement de leur passage. Grâce à cet homme, qui eut malgré tout de la difficulté à recevoir tout nos papiers, nous avons pu nous en tirer avec une attente de 2.5 heures –

 

Nous devons à chaque pays nous procurer un permis d’importation temporaire pour le Westfalia. Fréquemment, on récolte ce document au poste frontalier. Pour l‘El Salvador, nous devions aller trois kilomètres plus loin pour l’obtenir (j’appris cela après). L’autre « tramite » nous soutira de l’argent afin de régler ce permis, qui était gratuit. Les douaniers se payèrent ma tête avec leurs beaux sourires en passant devant eux, sans aucune vérification du Westfalia. Rien de bien grave, vaut mieux en rire.

 

Le navicert d’importation en poche, nous nous dirigeons vers la mer, car nous disposons de temps avant notre première rencontre chez un producteur de caféier. J’aime bien ces moments que je m’offre pour rencontrer des locaux et me faire une idée des préoccupations que peuvent avoir les gens qui sont loin du monde du café.

 

 

Entretien charnière à la compréhension de l’exil des habitants de ce pays;

 Sur le chemin à proximité notre repère se trouve un charmant lieu où nous pouvons manger des « pupusas ». Mets traditionnel composé de tortilla de maïs, avec lesquelles se fabriquent des petites pochettes de cinq ou six centimètres de circonférence que l’on fourre avec divers aliments. (Bœuf, fromage ou poulet.) Ce site est inscrit sur « Ioverlander », une application indispensable aux voyageurs, qui réfèrent des endroits pour dormir, pour se nourrir et pour ne pas manquer. Annie, de son enthousiasme naturel, alla rencontrer la propriétaire pour lui faire voir sa popularité sur l’application. Un vent de fierté souffla au visage de cette artisane qui sans attendre un instant le partagea avec ses enfants. Annie eut droit à un cours sur la fabrication des « pupusas ». Angèle, la « chef » de la cantine, raconta sa vie: anesthésiste qui vit une séparation matrimoniale, elle se doit de tenir ce petit comptoir afin de subvenir au besoin de sa famille. Ses espérances; immigrer au Canada pour travailler, ce qu’elle avait déjà envisagé. Notre première intégoration : Qu’adviendrait-il de tes proches? La réponse; “J’enverrai de l’argent pour que mes enfants puissent étudier.”

 

Ce phénomène d’exil, j’en ai pris connaissance durant des conversations que j’eus auparavant avec des citoyens du Honduras. Lors de l’élection américaine et de la victoire de Trump, un individu m’a dit que dans chaque famille du Honduras une personne travaillait aux États-Unis. Ce qui expliquait les préoccupations des habitants du Honduras et du El Salvador à l’élection de Donald. De cette rencontre, je continuai mes recherches. En El Salvador, sur une population totale de 9 millions, le tiers est exilée, pour la majorité aux États-Unis afin d’y travailler. Pour l’El Salvador, ces deniers représentent 20 % du PIB. Je détenais de l’information pertinente avant d’approfondir le monde de la production de café et pour comprendre comment faisaient les gens pour vivre avec un revenu si bas.

 

        

 

La rencontre avec un rêveur;

le responsable de l’endroit où nous résidions se nomme Alberto. Ce jeune père vit avec sa famille dans une maison simple et modeste sur le bord de l’océan Pacifique. En échange du son travail, la famille est logée et nourrie. Lors d’une conversation pendant laquelle Alberto me questionnait sur les chances et possibilités pour lui d’immigrer au Canada, pour travailler. Je lui répondis; “il existe, sans nul doute, des gens au Canada qui échangerait de vie avec toi afin de gouter à ta quiétude, sans stress, entouré de ceux qu’il aime, les deux pieds dans le sable.”

 

La suite de ce périple au El Salvador sera publiée très bientôt.

 

 

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